- « L'invention d'armes artificielles troubla l'équilibre entre les possibilités de tuer et les inhibitions sociales. » Les armes modernes engendrent une démultiplication des ravages auquel s'ajoute l'effet d'un aléa moral : l'homme qui appuie sur la gâchette souffre de cet acte et en subit moralement les conséquences.
- Dérivé du latin « pax », le mot paix désigne à l'origine un pacte, un accord entre les membres d'un groupe ou entre des nations, mais aussi l'état d'un pays qui ne connaît pas les affres de la guerre.Au niveau individuel, la paix désigne l'état de sérénité d'un esprit qui n'est pas troublé par un sentiment négatif comme la haine ou la colère. Une personne en paix est donc tranquille avec elle-même et avec ses semblables.Au niveau collectif, on peut définir la paix en ayant recours à deux perspectives : « la paix négative » et « la paix positive » pour reprendre les expressions de Johan Galtung (Theories of peace, 1967). Dans le premier cas, la paix désigne l'absence de violence ou de conflits entre les nations. Dans le second cas, la paix est perçue comme l'union et la tranquillité qui visent à favoriser les relations durables entre les nations.
- « la paix n'est pas l'absence de guerre, c'est une vertu, un état d'esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice » La paix est donc plus qu'une simple absence de guerre. Elle est une situation positive voulue et guidée par la raison.
- Il existe en l'homme « une bonne somme d'agressivité » La violence se manifeste par le truchement d'une opposition entre deux pulsions indissociables. Il s'agit de Eros (pulsion de vie, désir) et de Thanatos (pulsion de mort) qui tend vers la destruction et à ramener vers l'inertie ce qui est vivant. C'est par le canal de la pulsion de mort que la violence se manifeste et détourne l'homme de la civilisation pour le rabaisser vers l'animalité.
- La violence peut être physique (meurtre, sévices, attentats), morale ou psychologique (torture par isolement, chantage, harcèlement), économique (exploitation, privation des ressources de base) et politique (terrorisme, marginalisation, génocide).
- "Aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tient en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, la guerre de chacun contre chacun." Dans leur état de nature, l'homme est considéré par Hobbes comme un « loup » pour l'autre : « homo homini lupus » (le citoyen). On perçoit ici la violence comme une disposition inhérente à la nature humaine, et qui doit donc être encadrée par des lois fortes
- « la plus grande vertu dont dispose l'humanité est la non-violence ».
- La vie sociale repose sur "l'insociable sociabilité"Coexistence de deux penchants antagonistes. D'un côté, les hommes tendent à s'associer les uns avec les autres car seule la coopération sociale leur permet de satisfaire leurs désirs et leurs intérêts. De l'autre, la férocité de leur égoïsme, leur propension à vouloir avoir la suprématie sur les autres instituent la société en lieu de concurrence forcenée, ce qui la menace perpétuellement de dissolution.
- "La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence. Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. Alors Dieu dit à Noé: La fin de toute chair est arrêtée par devers moi; car ils ont rempli la terre de violence; voici, je vais les détruire avec la terre."--> Illustration de la violence et de la réponse par la violence dans la Bible
- « Quiconque veut fonder un État et lui donner des lois, doit supposer d'avance les hommes méchants » Il y a un bon usage de la violence pour l'instauration de l'ordre et de la concorde au sein de la société. La violence serait nécessaire au prince pour l'exercice efficace du pouvoir politique
- "L'état détient le monopole de la violence légitime"Caractéristique essentielle de l'État en tant que groupement politique, défini comme légitime dès lors que sa revendication d'être le seul à avoir le droit de mettre en œuvre, lui-même ou par délégation, la violence physique sur son territoire, est acceptée même tacitement par sa population
- Dérivé du latin « violentia » qui renvoie à l'abus de la force ou de « violare » qui signifie faire violence. Elle désigne l'abus de la force, sans égard à la légitimité de son usage.Étymologiquement, la violence est liée à la force et systématiquement au viol. On appelle violence tout acte caractérisé par le recours à la force pour contraindre une personne ou un groupe de personnes à agir contre sa volonté et consiste à un usage excessif de la force.Dès lors, toute atteinte à l'intégrité physique ou morale de la personne humaine en soi ou autrui peut être considérée comme une violence
- englobent les ouvriers, employés, paysans, petits artisans, commerçants, fractions modestes des classes moyennes, jeunes marginalisés, bénéficiaires du minima sociaux => occupent place socialement subordonnée faible reconnaissance autres grp sociaux de la société et eux-mêmes
- souligner permanence clivages soc et culturels entre classes pop et classes "moyennes" et "dom"englober grd variété de situation et grps soc permet de tenir compte progression du salariat féminin ménages décrivent univers mixtes => ne se limitent plus à la catégorie ouvrière de l'h => ménages mixtes
- classes pop ont une conscience de classe triangulaire / ternaire"nous, eux, ils" => regardent vers haut tjr, élites => vers le bas aussi => amalgamées autour de la figure de l'assisté ou immigré, plus précarisés
- "classes pop" englobe ouvriers et employés position sociale dominée relative autonomie culturelle ensemble des groupes sociaux caractérisés par leur position dominée dans l'espace social de façon multidimensionnelle (écoM, symboM cultM) "Lebenschancen" communes Weber : limitéestraits culturels communs => milieux pop = univers ségrégués Hoggart => dimension culturelle primordiale => "classes pop" et pas classes dominées ou inférieures" ==> position occupée au bas de la stratification sociale
- > existence de minorités ethniques et religieuses => source de discrimination soc > existence de disparités dans l'espace => in multiformes et cumulatives > élites => ø distinguées nomenclature => existence de cercles dirigeants haute administration publique, université, arts et sciences
- "l'effritement de la société salariale" impact sur ce groupe social => positions marquées par l'insécurité économique - dévalorisation actuelle liée à "disqualification économique, pô, symbolique du groupe social => affaiblissement capacité de mob => aucun espoir pô changement social logique de la société de classe a décliné => nv questions (exclusion, immigration usw) - discussion sur le maintien d'une classe moyenne constat : part des employés et ouvriers qualifiés de frange inférieure des classes moyennes a nettement régressé=> phénomène de moyennisation - évolution par le haut des emplois => montée en qualifications progressives øprocessus inéluctable résistance emplois peu qualifiés => Uber eat exécution à la tâche
- - rend mal compte de la complexité de la structure sociale - réalité qui se superpose aux découpages professionnels- individualisation des relations d'emploi => difficultés grandissantes catégoriser ind
- long travail d'enquête de terrainmené région de Montbéliard et usine de Peugeot de Sochaux (1983-1995) => 1997comprendre le sort des ouvriers après la classe ouvrièresans le support matériel et symbolique (cf syndical et pô)=> cmt elle s'est progressivement déconstruite passage cf régime d'études longues => disqualifie exo ouvrière pour les enfants de la "démocratisation scolaire" ==> honte sociale, déculturés, ===> processus de désouvriérisation produits hors de l'usine